L'art culinaire palestinien: cuisiner contre l'oubli

Durant des millénaires, par sa position géographique et son histoire, la Palestine possède une cuisine diversifiée et haute en couleurs, où mille et une saveurs sont au rendez-vous !

La cuisine palestinienne s’est en effet enrichie à travers les siècles des peuples rencontrés. Ainsi, tout en conservant ses traditions ancestrales (hébreux, phéniciennes), elle a évolué avec les rencontres orientales, ottomanes, méditerranéennes. La Palestine a été pendant longtemps un point de passage des caravanes venant d’Inde et de Chine.

Son histoire et son évolution lui donne un fond culturel incontestable, et un charme particulier : gouter à la cuisine palestinienne fait ainsi voyager les sens…

La profusion et la qualité des produits de la terre de Palestine permettent de confectionner des mets savoureux et parfumés : dattes, miels, amandes, fraises, orangers, citronniers, roses, oliviers, aromates…

Une cuisine généreuse, qui s’appuie donc sur des aliments frais et sains : des fruits bien sûr, des légumineuses, et des légumes qui sont presque toujours accompagnés de la savoureuse huile d’olive palestinienne.

Le Zaatar palestinien, à base de thym séché, graines de sésame et sumac, est l’épice emblématique du Moyen Orient. Il est très utilisé au Liban, en Syrie, Jordanie, Irak, Turquie, Iran (et beaucoup plus récemment au Maghreb) . Le Zaatar donne cette saveur  et ce parfum typiques des pays du Moyen Orient, à la fois fruitée et acidulé.

C’est de loin l’épice la plus populaire de Palestine, que les femmes palestiniennes ramassent à travers les siècles sur les collines de Palestine. Le sumac était d’ailleurs connu des Romains de l’Antiquité…

Côté cuisine, le Zaatar de Palestine épice les légumes, salades, viandes, riz, pain et de façon générale les préparations salées.

Un véritable art culinaire dont il serait dommage de ne pas profiter ! Les repas commencent avec le mezze (assortiments de hors d’œuvres) tels que les fameux hommos, taboulé, caviar d’aubergines feuilles de vignes farcies… Puis viennent le/les plats, par exemple le plat national qui est le poulet palestinien. Du labné (lait fermenté) accompagnera les plats. Pour finir, des pâtisseries telles que la baqlawa palestinienne (feuilleté au miel et aux pistaches, noix, , noix de cajou, amandes ; parfois parfumé à l’eau de rose) ou knaffa (autre pâtisserie incontournable du Moyen Orient). Vient enfin le thé vert à la menthe glacé (ou chaud, c’est selon) à la palestinienne !

Un art qui permet également de lutter contre l’oubli, et de préserver l’héritage culturel palestinien. La cuisine dépasse son rôle fonctionnel, pour transmettre la culture palestinienne.


Une rubrique culinaire verra le jour sur notre blog pour diffuser des recettes palestiniennes pour le plaisir de nos lectrices et lecteurs!