Mois : novembre 2011

Nos keffiehs, la série: épisode 2

Nous poursuivons la série avec l’épisode 2.

Le keffieh palestinien est une institution en Palestine. Autrefois porté par tout palestinien, en particulier les travailleurs, puis un temps délaissé, il est aujourd’hui revenu à la mode, en Occident comme accessoire de mode pour une majorité, mais aussi et surtout en Palestine, redevenu le symbole d’une lutte, qui n’a jamais cessé.

Le keffieh ou kufiyah comme l’appellent les palestiniens, est ce que l’on retient des Intifada, il y a quelques années de cela. Il est aussi la coiffe que portait Abu Mazen, surnom du défunt Yasser Arafat. Cette image de lutte lui a desservi quelques années plus tard. Ce sont les années noires de la fabrique palestinienne. La production a fortement chuté avec les accords d’Oslo en 1993 et les importations chinoises. En 1995, la fabrique ferme ses portes, faute de marché, de ventes suffisantes. 5 plus tard, les fils Hirbawi relancent l’activité. En 2000, il existait plusieurs dizaines de fabricants de keffiehs, aujourd’hui, un seul.

Autrefois produits à plusieurs centaines d’exemplaires par jour, jusque 1000, avec 16 machines. « Nous travaillions 17 à 18 heures par jour pour répondre à la demande locale, nous travaillions durement », assurent Judeh, l’un des fils. Aujourd’hui, environ 300 keffiehs sont fabriqués par semaine, sur 2 machines, essentiellement pour des touristes et autres demandes ponctuelles.

En photo, M Hirbawi, debout devant plusieurs keffiehs couleurs que nous vous avions proposés en boutique il y a plusieurs mois. Dans son dos, une photo de Yasser Arafat arborant le traditionnel keffieh noir et blanc. A ce sujet M. Hirbawi affirmait avant sa mort  » Quand je regarde Abu Mazen, je me dis, peut etre qu’il porte un de mes keffiehs. Mais j’ai envie de lui dire: « S’il te plait, protège-nous ». Mes machines sont en bon état, Elles peuvent fonctionner dès demain. J’ai juste besoin d’un marché. »

Crédit photo

Nos keffiehs, la série: épisode 1

Les reportages sur la fabrique palestinienne de keffiehs Hirbawi ne manquent pas. C’est une usine emblématique. Elle est à la fois à l’origine d’un symbole, aujourd’hui devenue résistante. Le keffieh représente plutôt bien la situation sociale et économique en Palestine et des palestiniens, à l’image de l’huile d’olive. Deux produits traditionnels, deux luttes pour un même finalité. Faire que les palestiniens vivent, vivent de leur travail, que leur terre continue de produire.

Nous allons vous proposer quelques photos, quelques commentaires, une plongée au coeur de la fabrique palestinienne. Aujourd’hui, en photo la salle de fabrication, la salle des machines. 15 machines occupent les lieux, moins de la moitié en activité. Non pas qu’elles soient hors d’usage, juste une conséquence de la baisse des ventes constante depuis 1990. Aux commandes, Izzat Hirbawi, l’un des fils Hirbawi, et Abid Keraki, le plus ancien ami de la famille, le plus ancien ouvrier de la fabrique.

Crédit

Un keffieh gris

Twitter nous reserve souvent de belles surprises. En voila une. @zazzizaza, sur son compte Twitter, publie une photo de son keffieh gris, tout juste reçu. Superbe photo que nous partageons avec vous! Simple, sobre, classe,…et avec un smartphone, on aime!

Une envie de faire partager vos photos de keffiehs? N’hésitez pas à nous les envoyer. Nous publierons les meilleures réalisations.

A vos appareils!

Retard dans l’expédition des commandes

Suite à notre présence au salon de l’artisanat à Montreuil depuis Vendredi et jusque demain, nous sommes en retard dans l’expédition des commandes passées depuis Mercredi.

Nous ne pouvons tenir notre délai d’expédition en 48h maximum comme il est indiqué dans nos CGV. Nous faisons le maximum pour envoyer les commandes au plus vite. Nous vous prions de nous excuser pour ce retard.

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