La réalisation d’un keffieh palestinien est un travail minutieux. Repérer un fil cassé est le coté ingrat du métier.

Le keffieh est un produit plutôt fragile dans sa conception. Sa qualité ne dépend que du savoir-faire du fabricant dans l’utilisation de sa machine à tisser.

Un fil cassé pendant le tissage et c’est la production qui est stoppée. Sur cette photo, on constate l’un des frères Hirbawi à la tâche pour retrouver le fil cassé. Une fois repéré, ce dernier est réparé et la machine à tisser est aussi tôt remise en marche.  Pour un keffieh réalisé, il n’est pas rare qu’un ou plusieurs fils cassent durant le tissage. Est-ce du à la qualité du coton? La vétusté des machines? La finesse du fil? Toutefois, la dextérité et l’expérience des frères Hirbawi compensent largement ces défauts.

C’est ainsi que chacun des frères Hirbawi passe constamment d’une machine à l’autre afin de vérifier qu’aucun fil n’a cédé. Il arrive parfois qu’un fil échappe au contrôle. Le keffieh final ne s’en retrouvera pas pour autant défectueux. Au contraire, il aura ce petit plus qui prouvera son authenticité. Pour obtenir le zéro défaut, il faudrait un ouvrier à temps plein derrière chacune des machines, ou un contrôle automatisé au mieux. Chose bien évidement impossible.