Mois : janvier 2013

Un sourire, une terre, des moutons

chibani

N’est-elle pas magnifique cette photo? Ce sourire? Que manque t il à ce vieil homme? Il semble riche. Il a ses moutons, sa terre, ses oliviers,…la Palestine en paysage. Une preuve de plus que le bonheur ne se trouve pas dans les fortunes, les voitures, les biens, les capitales…

Cette photo a été prise durant la session de plantations d’oliviers, durant ce mois de Janvier 2013, dans le cadre du projet Trees for Life. 8000 oliviers sont offerts aux agriculteurs palestiniens, ainsi que 500 amandiers. D’autres photos des plantations arrivent…

Les keffiehs palestiniens arrivent

Les keffiehs palestiniens arrivent dans quelques jours…

bobine-keffiehs

La fabrique palestinienne nous a annoncé l’expédition des keffiehs, avec 2 semaines de retard. Bon, l’excuse est recevable, la charge de travail était importante et les ouvriers ont eu du mal à terminer à temps notre commande. C’est plutôt une bonne nouvelle pour nous, malgré les conséquences que provoquent ce retard. Une bonne nouvelle car cela signifie que la fabrique tourne, continue à produire des keffiehs palestiniens, entièrement fabriqués en Palestine. C’est l’un des objectifs que nous nous étions fixés avec ce projet, faire en sorte que la fabrique et ses machines continuent à tourner. Rappelez vous, lors de notre série d’article présentant la fabrique de keffiehs, nous avions évoqué les moments difficiles qu’elle a traversé, et ce pendant plusieurs années. Le travail a repris aujourd’hui, et leurs keffiehs sont disponibles dans notre boutique ^_^.

Bonhomme de neige…et solidaire

bonhomme

N’a-t-il pas la classe ce bonhomme de neige? La grande classe? La très grande classe? Le torse bombé, la tête haute… et son keffieh. L’avez vous reconnu? C’est le keffieh gris  et il semble en être fier!

Bravo à Nafissa, pas encore 3 ans et Noussayba, 4 ans et demi, pour ce magnifique bonhomme. Sans oublier Papa bien sur, chef de chantier.

Abdulhakim et ses oliviers #Trees4life

Bénéficiaire du programme « Trees 4 Life », voici le récit d’un agriculteur, Abdulhakim.

abdulhakim-pfta

Abdulhakim Assa’di, un paysan d’Al Jamalah, un village situé non loin de Jénine, travaillait sur la terre familiale depuis son enfance. Pendant la ‘Nakba’, l’exode des Palestiniens en 1948, la famille d’Abdulhakim fut forcée de quitter son village (Almazar) pour se réfugier dans la région de Jénine, laissant derrière elle sa terre. Au fil des ans, Abdulhakim et sa famille ont su reprendre leurs activités agricoles dans le village d’Al Jamaleh, située à la frontière Nord de la Cisjordanie.

En 2005, la construction du mur de séparation entre la Cisjordanie et Israël a entrainé pour Abdulhakim la perte de 50% de ses terres. Accéder à sa propriété est alors devenu très difficile aussi bien pour des raisons sécuritaires que logistiques. Aussi, quand Abdulhakim a eu vent du programme « Trees for Life » via un autre paysan de son village, il était très enthousiaste. Il s’est immédiatement rendu à la PFTA  (Palestinian Fair Trade Association) et s’est inscrit au programme. Il était en effet le candidat parfait: sa terre se situe juste à côté du mur, il en a perdu la moitié au profit d’Israël, son fils est à l’université et sa terre est d’ores et déjà prête pour la plantation.

En janvier 2012, Abdulhakim plantait les 150 jeunes oliviers qu’il a reçu de la PFTA: il se rend sur sa terre tous les jours pour s’occuper de ses “nouveaux-nés”, comme il les appelle. En conduisant son vieux tracteur à travers les collines, Abdulhakim décrit son travail de la terre comme une sorte de résistance non-violente à l’occupation et un moyen de réaffirmer ses droits sur la propriété des terres, ce qui constitue un lien solide à la terre palestinienne, pour les générations encore à venir.

Traduit de l’anglais par @djouher, tiré du rapport annuel du programme « Trees for Life ».

Page suivante »