Bénéficiaire du programme « Trees 4 Life », voici le récit d’un agriculteur, Abdulhakim.

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Abdulhakim Assa’di, un paysan d’Al Jamalah, un village situé non loin de Jénine, travaillait sur la terre familiale depuis son enfance. Pendant la ‘Nakba’, l’exode des Palestiniens en 1948, la famille d’Abdulhakim fut forcée de quitter son village (Almazar) pour se réfugier dans la région de Jénine, laissant derrière elle sa terre. Au fil des ans, Abdulhakim et sa famille ont su reprendre leurs activités agricoles dans le village d’Al Jamaleh, située à la frontière Nord de la Cisjordanie.

En 2005, la construction du mur de séparation entre la Cisjordanie et Israël a entrainé pour Abdulhakim la perte de 50% de ses terres. Accéder à sa propriété est alors devenu très difficile aussi bien pour des raisons sécuritaires que logistiques. Aussi, quand Abdulhakim a eu vent du programme « Trees for Life » via un autre paysan de son village, il était très enthousiaste. Il s’est immédiatement rendu à la PFTA  (Palestinian Fair Trade Association) et s’est inscrit au programme. Il était en effet le candidat parfait: sa terre se situe juste à côté du mur, il en a perdu la moitié au profit d’Israël, son fils est à l’université et sa terre est d’ores et déjà prête pour la plantation.

En janvier 2012, Abdulhakim plantait les 150 jeunes oliviers qu’il a reçu de la PFTA: il se rend sur sa terre tous les jours pour s’occuper de ses “nouveaux-nés”, comme il les appelle. En conduisant son vieux tracteur à travers les collines, Abdulhakim décrit son travail de la terre comme une sorte de résistance non-violente à l’occupation et un moyen de réaffirmer ses droits sur la propriété des terres, ce qui constitue un lien solide à la terre palestinienne, pour les générations encore à venir.

Traduit de l’anglais par @djouher, tiré du rapport annuel du programme « Trees for Life ».