En Palestine, l’olivier est apprécié pour sa présence historique, sa valeur esthétique et sa signification symbolique, ainsi que pour son importance économique. La majeure partie du paysage rural palestinien est recouverte de terrasses en pierre parsemées d’oliviers. Certaines des fondations de ces terrasses agricoles pourraient remonter à des milliers d’années. Les Cananéens (3300-1000 av. J.-C.) sont connus pour avoir utilisé la même technique agricole. De plus, de vieilles presses à huile d’olive ont été fouillées à travers le pays, ce qui prouve l’ancien patrimoine de la région en matière de récolte des olives.

Presse à olive au musée Al Bad en Palestine

L’olivier est robuste et durable. On peut trouver de très vieux oliviers à travers la Palestine, et leurs troncs sont larges, tordus et pleins de creux spacieux. Certains affirment qu’Al-Badawi, un olivier vieux de 5 000 ans qui pousse dans le village d’Al-Walajah, est le plus ancien du monde.

La cueillette des olives

La récolte des olives (de la mi-octobre à la mi-novembre) a été l’une des saisons les plus célébrées en Palestine. Les écoliers et les étudiants reçoivent généralement un congé pour rejoindre leurs familles dans la cueillette des olives. Ensemble, ils prennent les collines et les vallées où poussent leurs oliviers. Les jeunes hommes ramassent les olives sur le sommet des arbres et les déposent ensuite pour les femmes et les enfants. Les cueilleurs chantent souvent et plaisantent, ce qui les aide à terminer leur travail difficile.

De nombreuses familles qui ont choisi un style de vie moderne et vivent dans des villes plus grandes pourraient encore posséder des terres agricoles et des champs dans leurs villages ancestraux. Ils s’y rassemblaient chaque année pour cueillir leurs olives ensemble. Cependant, les oliviers sont également présents dans les villes palestiniennes elles-mêmes. Même les citadins vivant dans des maisons modernes aiment avoir quelques oliviers dans leurs jardins. Ils se livrent également à la cueillette et au décapage de leurs olives.

Olives de Palestine

Les visiteurs en Palestine sont invités à découvrir la récolte des olives, travaillant côte à côte avec les hôtes locaux. Il faut toujours des mains supplémentaires, en particulier lorsque les terres agricoles se trouvent à proximité des colonies ou des zones militaires israéliennes. Les propriétaires n’ont souvent pas accès à leurs terres, sauf pour de très courtes périodes de Dans de telles circonstances, l’aide de bénévoles permet aux propriétaires de récolter rapidement leurs olives, empêchant ainsi les récoltes de se perdre. Les aidants sont souvent généreusement remerciés sous la forme d’un délicieux repas traditionnel.

Une fois les olives cueillies, elles sont soit décapées, soit pressées afin d’obtenir la précieuse huile d’olive – les deux font partie intégrante du régime palestinien. Autrefois, le pétrole était produit en amassant les olives dans un grand bassin en pierre pour être écrasé avec une meule généralement tournée par une mule ou un âne. Cela a donné lieu à l’énonciation populaire: les hommes a-shajar ilal-hajar, de l’arbre à la pierre (من الشجر إلى الحجر). Pour extraire encore plus d’huile, la pâte était ensuite placée dans des paniers plats empilés les uns sur les autres et pressés avec une vis lourde. Même si, avec le temps, les presses à pierre ont été modernisées et alimentées à l’électricité, la méthode traditionnelle de pressage des olives reste un processus chronophage et énergivore. De nos jours, beaucoup de gens choisissent de presser leurs olives dans des machines modernes.

Les anciennes presses animales sont pour la plupart conservées dans des musées, comme le musée Al-Bad sur la rue Al-Najajra de Bethléem.

Pour en savoir plus sur les saisons et les festivals liés aux récoltes, visitez le site Web à l’adresse www.visitpalestine.ps ou contactez le centre d’information Visit Palestine à Bethléem via info@visitpalestine.ps ou (02) 277-1992.

Article traduit par Solivr de This Week in Palestine