Catégorie : Témoignages

Trees for Life 2015 – photo #3

La série de photos Trees for Life 2015 se poursuit avec la troisième photo.

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En pleine plantation des plants d’oliviers en famille, petite interruption! Un tracteur de l’armée israelienne passe et tout le monde s’arrête. C’est une habitude, il faut prévoir l’imprévisible. Quoi qu’il en soit, la production d’olives ne s’arrêtera jamais en Palestine. Destructions, vols, incendies ne sauront mettre un terme à des milliers d’années de culture de l’olivier. La jeune génération a pris la relève. Planter et prendre soin des oliviers est une seconde nature dans chaque foyer d’agriculteurs palestiniens.

Trees for life 2015- photo #2

Le programme Trees for life fait chaque année des heureux! :)

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Voila comment se passe la distribution des plants d’oliviers dans le cadre du programme Trees for life: on réunit tous les bénéficiaires de villages avoisinants et la distribution de plants d’oliviers commence. Résultat? Des rencontres, des sourires, de la joie, de la bonne humeur, du partage… Au delà de la distribution, c’est aussi l’occasion pour les agriculteurs palestiniens de se rencontrer, de discuter, d’échanger. On aime.

Trees for life 2015 – photo #1

Comme promis, nous commençons la série photographique Trees for life 2015!

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C’est avec un peu de retard que nous entamons cette série. On n’a pas eu beaucoup de temps avec l’arrivée des dattes medjoul et notre huile d’olive made in Palestine ces dernières semaines. On est d’ailleurs en retard sur pas mal de choses encore. Bref.

On a décidé de commencer fort avec une photo qui peut paraitre banale mais qui ne l’est pas. Un papa plante un olivier reçu en don avec ces 3 enfants, c’est touchant. Au second plan, on distingue un grillage, des barbelés… No trepassing! Derrière ces barbelés, un territoire sous contrôle d’israel. Une terre coupée en deux, volée à cet agriculteur qui ne se contente que des miettes laissées. Le soutien de la PFTA, notre association partenaire dans le programme de plantation d’oliviers, est crucial: redonner à cet agriculteur palestinien de quoi continuer à vivre, de quoi poursuivre la production d’olives, après la confiscation de ses terres. Planter un olivier en Palestine n’est pas un acte anodin, c’est une forme de résistance.

2014, le bilan, un salaire ou la fin

Ce n’est pas le premier billet sur nos coulisses, nous avons été transparents depuis le début, alors on continue!

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L’année 2014 fut une année entière dédiée à notre projet. La première depuis 2008 durant laquelle nous nous sommes consacré pleinement à Solivr, sans autres activités à temps plein en parallèle. Nous avons réglé des soucis qui trainaient depuis le début du projet, subit les conséquences d’une guerre et avons rencontré d’autres problèmes très coriaces (notamment avec nos amis des douanes)… Le travail a presque payé. Nous atteignons, non sans mal – sans jeu de mot, une guerre telle que celle de Gaza cet été a pour dommage collatéral l’ébranlement d’une petite entreprise comme la nôtre, plus de produits, plus de ventes, plus de CA – un chiffre d’affaire tournant autour des 100 000€. Les non initiés se diront « wahouu c’est le jackpot le made in Palestine ». Quant aux entrepreneurs avertis, ils nous poseraient aussitôt la question: ok mais pour quelle rentabilité? Et bien la famille, la rentabilité n’est pas au rendez vous alors que nous n’avons aucun salarié! Il ne reste pas grand chose pour se payer. Nos produits coûtent chers à l’achat en Palestine, le transport coûte cher, l’approvisionnement n’est pas régulier et nos prix sont très bas pour que le made in Palestine soient accessibles à tous (et aussi parce qu’au départ, nous voulions juste vendre du made in Palestine, pas vivre du made in Palestine). Nous ne sommes pas une association donc il n’y a pas de bénévoles pour développer le projet, ni de dons.

Il n’est donc pas tenable de rester dans cette situation. Il faut consolider l’activité. Lorsque nous avions arrêté les keffiehs en début d’année, la fabrique palestinienne ne tarda pas à nous montrer les conséquences directes. La pérennisation commence par la réduction de nos charges, assurer l’approvisionnement pour éviter les ruptures et réajuster une nouvelle fois les prix de nos produits:

– concernant les charges: les frais postaux sont colossaux, nous avons quelques pistes pour les réduire et cela a commencé par l’emballage. Les derniers clients ont reçu leurs produits dans un emballage souple plastique, plus économique que le carton, moins écologique certes, mais nous n’avons plus trop le choix. Nous développerons la remise en main propre. Nous pourrons ainsi diminuer les frais de port payés sur le site.

– concernant le réapprovisionnement: nous avons trouvé une solution pour avoir des keffiehs sans rupture mais cela a augmenté le coût du keffieh de 8% environ. Nous avons réservé un stock de dattes medjoul pour l’année, comme en 2014, ce qui a plutôt bien fonctionné. Nous allons faire de même pour l’huile d’olive palestinienne.

– concernant les prix: nous allons réajuster le prix du keffieh comme envisagé ici. Nous répercutons le surcoût de 8% sur le prix de revente. Cela peut paraitre dérisoire mais le calcul est rapide: vous vendez 1000 keffiehs à 10€ par mois, votre marge se réduit de 8% et c’est quasi le poste d’un salarié à mi-temps qui est supprimé ou 2 stagiaires avec indemnités.  C’est donc crucial. Nous restons tout de même moins cher qu’un foulard made in China ou Rana Plaza de chez H&M et Asos!

L’objectif est que ce projet continue. Il faut donc pouvoir salarier une personne au plus vite. Nous ferons également appels à des stagiaires très très prochainement non pas pour préparer le café ou faire des photocopies mais pour de véritables missions (sourcing, développement web, communication, …). Vous pouvez nous envoyer vos candidatures dès maintenant.

Nous comptons sur votre soutien… ou 2015, c’est la fin.

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