Plutôt que de lutter, ils plantent des arbres!

Le 25 juin 2010

Champ d'oliviers, en Galilée, dans la région de Qabba'a

Tout comme cuisiner contre l’oubli, la lutte passe aussi par la plantation d’oliviers.

L’idée est d’aider les palestiniens à vivre et se développer sans dépendre des aides d’organismes internationaux.

Et pourquoi ne pas allier l’écologie à tout cela?

A Beit Sahour, une ONG  a décidé d’allier écologie et développement durable en reboisant des zones désertiques, en plantant des espaces verts,  et en mettant au point une irrigation auto-suffisante (pour économiser et palier au manque d’eau), afin d’assurer le développement économiquement de la région.

Les populations vivent majoritairement de manières traditionnelles, cultivent leurs champs mais la guerre et les sabotages rendent leurs tâches extrêmement difficiles (coupure d’eau et d’électricité qui empêchent l’irrigation des champs par exemple). L’association aide alors ces agriculteurs à planter tout en assurant une irrigation sans pompe à eau par un système de recyclage d’eau, dans un respect total de l’environnement.

Pour s’auto-financer, l’association réalise des travaux d’aménagements d’espaces verts et jardins écologiques dans la région auprès de particuliers, orphelinats et camps de réfugiés. Planter ces arbres est la meilleure façon de sensibiliser Palestiniens et Israéliens sur les conséquences du conflit.

« C’est la plus efficace forme de résistance ». « Il n’y a pas de blessés, pas de confrontation directe, pas d’arrestations… Le plus important est d’arriver, malgré l’occupation, à nourrir sa famille et à cultiver sa terre. »

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Le 25 juin 2010 à 23 h 47 min par Soliv'r dans la catégorie: Initiatives, Projets

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Faire revivre la terre de Gaza

Le 23 avril 2010

Les fleurs de Gaza

Faire revivre la terre de Gaza: c’est le défi que relèvent actuellement les agriculteurs de Gaza.

Après l’abandon en 2005 de la Bande de Gaza par les israéliens, les agriculteurs palestiniens ont repris possession des anciennes colonies israéliennes volontairement saccagées par ces derniers près de Khan Younes. Le témoignage du responsable de la zone agricole, M.AL Réghib, qui se situe désormais à cet endroit est encourageant pour l’avenir des Gazaouis: cette terre redevenue palestinienne est plus que prometteuse.

En quittant les lieux, l’armée israélienne a dévasté les champs, détruits les réservoir d’eau, mais le savoir-faire, l’amour des travailleurs et agriculteurs palestiniens pour leur terre en a fait aujourd’hui un espace plus beau encore qu’auparavant: pommiers, poiriers, manguiers, citronniers poussent en abondance sur des milliers d’hectares de terrains cultivés; sans oublier les précieux oliviers…
Selon M AL Reghib « les Palestiniens aiment planter ce type d’arbres, parce qu’ils représentent le symbole de l’héritage et de la tradition palestinienne ».

Des projets de fermes d’élevages (vache pour le lait, moutons, lapins, oies, poulets,…)   et de serres pour les légumes (des tomates, des oignons, de l’ail, des poivrons rouges et verts, des concombres, des pommes de terre, des melons, des pastèques,..) ont également vu le jour  et alimentent les marchés des villes et villages de Gaza. Sans oublier les magnifiques fleurs et roses de Gaza, malheureusement impossible à exporter, contraintes à être vendues une misère ou donner à manger au bétail.

Le blocus a certes limité le développement; mais pas la volonté et l’obstination des fermiers palestiniens qui sont à toutes épreuves: que ce soit pour pallier aux coupures d’électricité empêchant les pompes à eau pour l’irrigation de fonctionner, trouver du matériel pour les serres, ou encore pour remplacer les engrais, sans cesse bloqués à la frontière, en utilisant les déjections des animaux… Rien ne vient ternir le courage de leur persévérance.

Les projets agricoles ne manquent pas, tous dans le but de rendre la bande de Gaza autonome, sans dépendre de l’importation hasardeuse de fruits et légumes depuis l’étranger ou Israël.

« C’est un projet pour encourager les paysans et la solidarité entre les Palestiniens qui sont toujours sous blocus et subissent toujours ce siège inhumain « .

C’est une philosophie que partage Soliv’r.


Source: Avec la volonté, ils créent l’avenir
Crédit: Palstreet

Le 23 avril 2010 à 22 h 13 min par Soliv'r dans la catégorie: Témoignages

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Notre huile d’olive de Palestine

Le 4 novembre 2009

Symbole de la Méditerranée, l’olivier est cet arbre millénaire qui représente paix, lumière et espérance.

Roman trees

Ce symbole prend toute sa force en terre de Palestine, terre de souffrance, mais aussi terre d’espérance.

Notre huile d’olive de Palestine vient d’un petit village de 2000 habitants, Marda, situé en plein centre de la Cisjordanie. Marda, c’est un village parmi les villages, dont l’histoire et la vie sont semblables à tant d’autres en Palestine. Marda, c’est un village parmi les villages, où l’olivier constitue la source principale de revenus.

Localisation du village de Marda

Localisation du village de Marda

Du fait de la présence illégale de la colonie d’Ariel et de la construction du mur, ses villageois vivent depuis 30ans dans des conditions extrêmement difficiles: Marda a perdu près de 60% de ses territoires (volés par les colons) et le taux de chômage a dépassé 50%. Un millier d’oliviers vieux de trois siècles ont été détruits ou déracinés, et 800 arbres ainsi que plusieurs sources d’eau se retrouvent de l’autre coté du mur.

Ajouté à cela, le harcèlement et persécutions régulières des colons et de l’armée israélienne: déversement des eaux usées et polluées des colons sur le village (qui se trouve en contrebas), utilisation de bombes sonores, coups de feu et gaz lacrymogène, lâché de porcs sur les oliviers pour les saccager, refus aux fermiers d’aller sur leurs terres, en particulier lors de la saison des récoltes d’olives, confiscation arbitraire de terres…

Agriculteur de Marda montrant la terre qui lui a été confisquée.

Fermier de Marda montrant les terres qui lui ont été confisquées.

En dépit de cela, Marda ne se laisse pas abattre. L’UAWC (Union des Comité de Travailleurs Agricoles), à travers les formations qu’elle a dispensé, a contribué à aider les fermiers à perfectionner leur production d’huile d’olive de Palestine. A tel point que des contrôles de qualité réalisés par la Jetro (organisme japonais para-gouvernemental pour la promotion du commerce équitable) a désigné la production d’huile d’olive de Palestine de Marda comme lauréate! Une preuve éclatante que le courage et la persévérance seront toujours plus forts que toutes les adversités…

Le 4 novembre 2009 à 1 h 46 min par Soliv'r dans la catégorie: Produits

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