Mot-clef : Entreprendre

Aidez-nous!

Nous vous faisions part de notre délicate situation dans le dernier billet et vos réponses ont été entendues.

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La fin de Solivr, vous n’en voulez pas!

Nous avons longuement cherché une solution dans laquelle tout le monde trouverait son compte. Nous, en remboursant nos dettes; et vous, en ayant une participation directe auprès des agriculteurs palestiniens en achetant nos produits made in Palestine. Mais quelle solution adopter ?

J’en ai trouvé une. « J’ai », moi, Fathi, et non « nous ». Le « nous » de modestie est parfois utile, pour camoufler l’égo, éviter de se montrer. Il fallait que vous sachiez qu’il n’y a réellement qu’une seule personne derrière ce projet, qui n’a plus les épaules assez larges pour le poursuivre seul, faute de temps et de moyens. Il est ainsi plus facile à comprendre certaines de nos difficultés passées (retard de colis, SAV saturé…)

Flash back…

Solivr a été long à bâtir; faute d’expérience dans le domaine du commerce équitable et de l’entrepreneuriat en général. S’il existe aujourd’hui, c’est grâce à beaucoup de volonté, des convictions fortes, mais aussi et surtout votre fidèle et solide soutien.

Aujourd’hui, j’ai besoin de vous, Solivr a besoin de vous pour continuer à vivre.  Le projet est né suite aux massacres à Gaza en 2008. S’en suivait un sentiment d’impuissance dont je refusai qu’il aboutisse à l’inaction. Alors j’ai lancé Solivr. L’idée était de pouvoir développer une activité économique pérenne, génératrice de revenus et d’emplois, sur les principes du commerce équitable. Donner du travail aux artisans palestiniens et éventuellement des emplois ici en France. Et après la Palestine, s’étendre à l’Afrique, le Moyen Orient, le Sud asiatique. Les laissés-pour-compte du commerce équitable!

Le statut d’association ayant ses limites, j’ai décidé de créer une société. L’auto entreprise, dans un premier temps, de 2008 à 2011. Les importations devenant de plus en plus importantes, je me suis tourné vers la SARL en 2011 et fait le choix d’arrêter mon travail pour m’y consacrer à plein temps en 2013. Je ne me suis salarié qu’à partir de 2015.

Durant ces années, j’ai écoulé plus de 23000 keffiehs, distribués plus de 5 tonnes de dattes Medjoul, des centaines de kg de Zaatar, des milliers de savons de Naplouse et planter pas loin de 6000 oliviers en Palestine.

Le début de la fin?

Les problèmes d’importation récurrents, notamment de keffiehs palestiniens, ont précipité la fin. La demande était très forte et difficile à satisfaire.

Nous avons une dette auprès de la fabrique de keffiehs à hauteur de 14000€. Elle parait énorme mais elle représente une commande trimestrielle de keffiehs. Comment en sommes-nous arrivés là? Nous étions en conflit avec la fabrique palestinienne après avoir rencontré de gros problèmes en important les keffiehs palestiniens. Conséquences : d’importantes amendes à payer aux douanes françaises d’un côté; la fabrique qui retarde la préparation de nos commandes de l’autre.

Nous avons exigé de la fabrique une façon de travailler rigoureuse qu’elle ne connaissait pas auparavant: factures, virements bancaires, suivis, amélioration de qualité…

J’ai fait connaitre la dernière fabrique de keffiehs en France et depuis, elle reçoit de nombreuses commandes, de petites quantités, payées en espèces ou mandat cash, de la part de particuliers ou d’associations. Ces commandes retardaient nos propres commandes. J’ai alors temporisé le paiement de ma dernière facture. Voyant que la situation ne se débloquait pas, j’ai stoppé l’importation de keffiehs. Mais pendant ce temps, je devais continuer à payer le loyer du local de Solivr, mon salaire et les charges habituelles.

Sans le keffieh, nous ne pouvions envisager une suite au projet. C’est le produit qui maintenait l’équilibre de la boutique car vendu toute l’année, contrairement aux autres produits palestiniens comme les dattes, le savon ou le zaatar. D’autant que nous avions fait le choix de proposer des produits à des prix bas, pour que chacun puisse participer au projet. C’était un risque, nous le constatons aujourd’hui. J’ai donc préféré tout arrêter, le temps de trouver une solution.

La solution!

La première étape consistait à stopper toutes les charges. Et c’est fait! J’ai cessé mon salariat depuis avril 2016 et repris un activité professionnelle. J’ai rendu mon local commercial, résilier mes abonnements. Il ne nous reste qu’un compte bancaire.

La seconde étape consiste maintenant à rembourser notre dette. Une fois revenue à 0, nous pourrions, ensemble, envisager la suite de Solivr.

Pour nous aider, nous avons pensé à un mélange entre plateforme participative et la vente en ligne.

Notre opération de plantation d’oliviers, devenu un élément phare du projet Solivr, est l’élément sur lequel axer les efforts. Il n’y a pas de frais d’expédition, ni de stocks à gérer et vous investissez directement dans l’économie palestinienne. Un olivier est une source précieuse de revenus pour un agriculteur et producteur palestinien d’huile d’olive. 

Hier, pour 23,90€ ttc, vous pouviez planter 4 oliviers en Palestine. Aujourd’hui, nous vous proposons d’acquérir un olivier pour 30€ ttc: 

– 5€ pour acheter l’olivier et le planter en Palestine, toujours dans le cadre de notre programme « Trees 4 Life »,

– 25€ pour rembourser la dette,

– 5€ de TVA.

 L’objectif à atteindre est de réussir à planter 700 oliviers .

Pari risqué?  

Grâce à vous, nous avons planté à ce jour presque 6000 oliviers en Palestine, aidant des centaines d’agriculteurs palestiniens, avec tous les bienfaits que cela implique, pour vous, pour eux. Aujourd’hui, avec toujours ce même objectif de contribuer au développement économique de petits villages palestiniens, vous aidez à sauver et pérenniser notre activité.

Il reste également quelques produits en stock, dont le freekeh, le savon de Naplouse et le sumac, que nous allons remettre en ligne avec le même principe. En toute transparence, nous indiquerons le nouveau prix et l’ancien prix.

Une fois l’objectif atteint, nous serons dans une situation stable et sereine pour envisager une suite au projet.

Prêt?

Je veux aider Solivr en plantant des oliviers en Palestine!

2014, le bilan, un salaire ou la fin

Ce n’est pas le premier billet sur nos coulisses, nous avons été transparents depuis le début, alors on continue!

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L’année 2014 fut une année entière dédiée à notre projet. La première depuis 2008 durant laquelle nous nous sommes consacré pleinement à Solivr, sans autres activités à temps plein en parallèle. Nous avons réglé des soucis qui trainaient depuis le début du projet, subit les conséquences d’une guerre et avons rencontré d’autres problèmes très coriaces (notamment avec nos amis des douanes)… Le travail a presque payé. Nous atteignons, non sans mal – sans jeu de mot, une guerre telle que celle de Gaza cet été a pour dommage collatéral l’ébranlement d’une petite entreprise comme la nôtre, plus de produits, plus de ventes, plus de CA – un chiffre d’affaire tournant autour des 100 000€. Les non initiés se diront « wahouu c’est le jackpot le made in Palestine ». Quant aux entrepreneurs avertis, ils nous poseraient aussitôt la question: ok mais pour quelle rentabilité? Et bien la famille, la rentabilité n’est pas au rendez vous alors que nous n’avons aucun salarié! Il ne reste pas grand chose pour se payer. Nos produits coûtent chers à l’achat en Palestine, le transport coûte cher, l’approvisionnement n’est pas régulier et nos prix sont très bas pour que le made in Palestine soient accessibles à tous (et aussi parce qu’au départ, nous voulions juste vendre du made in Palestine, pas vivre du made in Palestine). Nous ne sommes pas une association donc il n’y a pas de bénévoles pour développer le projet, ni de dons.

Il n’est donc pas tenable de rester dans cette situation. Il faut consolider l’activité. Lorsque nous avions arrêté les keffiehs en début d’année, la fabrique palestinienne ne tarda pas à nous montrer les conséquences directes. La pérennisation commence par la réduction de nos charges, assurer l’approvisionnement pour éviter les ruptures et réajuster une nouvelle fois les prix de nos produits:

– concernant les charges: les frais postaux sont colossaux, nous avons quelques pistes pour les réduire et cela a commencé par l’emballage. Les derniers clients ont reçu leurs produits dans un emballage souple plastique, plus économique que le carton, moins écologique certes, mais nous n’avons plus trop le choix. Nous développerons la remise en main propre. Nous pourrons ainsi diminuer les frais de port payés sur le site.

– concernant le réapprovisionnement: nous avons trouvé une solution pour avoir des keffiehs sans rupture mais cela a augmenté le coût du keffieh de 8% environ. Nous avons réservé un stock de dattes medjoul pour l’année, comme en 2014, ce qui a plutôt bien fonctionné. Nous allons faire de même pour l’huile d’olive palestinienne.

– concernant les prix: nous allons réajuster le prix du keffieh comme envisagé ici. Nous répercutons le surcoût de 8% sur le prix de revente. Cela peut paraitre dérisoire mais le calcul est rapide: vous vendez 1000 keffiehs à 10€ par mois, votre marge se réduit de 8% et c’est quasi le poste d’un salarié à mi-temps qui est supprimé ou 2 stagiaires avec indemnités.  C’est donc crucial. Nous restons tout de même moins cher qu’un foulard made in China ou Rana Plaza de chez H&M et Asos!

L’objectif est que ce projet continue. Il faut donc pouvoir salarier une personne au plus vite. Nous ferons également appels à des stagiaires très très prochainement non pas pour préparer le café ou faire des photocopies mais pour de véritables missions (sourcing, développement web, communication, …). Vous pouvez nous envoyer vos candidatures dès maintenant.

Nous comptons sur votre soutien… ou 2015, c’est la fin.

Aidez-nous!

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Nous revoilà sur le blog, un mois sans billet! Nous ne chômons pas, rassurez-vous. Nous recherchons activement des locaux pour accueillir notre petite entreprise. Alors, chers amis et clients, si vous souhaitez que Solivr débarque près de chez vous, pour venir y retirer vos colis, testez nos produits ou discutez, aidez-nous!

Retours en arrière…Solivr était un tout petit projet extra-professionnelle dans un premier temps.Un projet qui nous tenait à coeur et que nous avons lancé sans penser être encore là, 4 ans après. Le coin d’un appart suffisait, depuis une auto entreprise à vu le jour pour se transformer en société. Aujourd’hui, nous allons nous y consacrer à temps plein. Pour cela, il nous faut bien évidement plus d’espace, pour le stockage, la préparation des commandes et embaucher. Nous souhaitons un espace pour y poser un bureau et une chaise, une table pour préparer des colis, proche de Paris. Ce n’est pas grand chose. Mais nous avons du mal à trouver. Notre bilan comptable n’est pas mauvais et pourtant, nous essuyons des refus, d’ordre « politique » pour certains.

Des bureaux en hôtel d’entreprises, ce n’est pas ce qu’il manque mais ils ne sont pas forcément adaptés pour les e commerçants. Un local de plein pied, accessible facilement aux transporteurs,  un espace de stockage, préparation de commande, avec un petit bureau,c’est l’idéal. Et si, en plus, à proximité se trouvent des sociétés de transports, de livraisons, logistiques, fournitures d’emballage,…le top. Pourquoi n’existent ils pas de pépinières dédiées? Alors que les e-commerces fleurissent, créent de l’emploi et ne délocalisent pas!  Saperlipopette!