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En Cisjordanie, les femmes s’activent contre la pauvreté

Elham Sa'ah, directrice d'une coopérative de femmes à Ramallah, Cisjordanie.

“J’ai un rôle au sein de ma communauté”

Contre la pauvreté, les femmes palestiniennes ont un grand rôle à jouer. Leur savoir faire en broderie et confection n’étant plus à prouver, celles-ci se lancent désormais dans la création et le développement de coopératives agricoles.

Sous l’impulsion d’Oxfam, des groupes de femmes se fédèrent pour créer des activités génératrices de revenus, essentielles pour elles et leur famille.

C’est le cas en Cisjordanie, dans la région de Ramallah. Nous vous proposons le témoignage d’Elham Sa’ah, aujourd’hui directrice d’une coopérative pour la production de lait et de miel. Le miel étant une des nombreuses spécialités de la Palestine.

Extrait

Pour Elham Sa’ah, le miel est profondément lié aux souvenirs de son enfance. Petite, elle observait son père s’occuper des ruches familiale, un commerce transmis de génération en génération depuis quatre vingt ans. Elle se souvient: “Ma famille n’attendait pas de moi que je m’occuper des abeilles. Quel dommage que mon père soit mort avant de voir ça. Je pense qu’il aurait été heureux et surpris du changement. »

Elham Sa’ah rigole en pensant à la première réaction de son mari. « Ma famille me prenait pour une folle et pensait que les abeilles me piqueraient! Au début mon mari se moquait de moi quand je partais pour la formation. Avant, les hommes étaient très fort mais aujourd’hui, c’est nous qui leur disons ce qu’ils doivent faire ! »

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Aleesa et les savons de Bethléem

Savon de Bethléem,fabriqué par la coopérative Aleesa.

La coopérative Aseela, située près de Bethléem, est composée de 15 femmes venant de toute la région : des camps de réfugiés de Dheisheh, Aida, Azhar mais aussi de Beit Sahour, de la ville de Bethléem. Elle a été fondée en 2004 pour combattre le manque de ressources des familles vivant dans les camps de réfugiés, aider les femmes palestiniennes à améliorer leur situation et leur permettre d’acquérir des savoir-faire et connaissances.
Il s’agit également de promouvoir à travers le monde les produits traditionnels palestiniens et de construire un réseau solidaire qui diffuse l’information sur la situation en Palestine et défende les droits des palestiniens.

La coopérative Aseela a élaboré des produits de grande qualité. En Palestine, sur les rives est de la Méditerranée, on cultive des olives avec les mêmes méthodes traditionnelles depuis plus de quatre millénaires. L’utilisation de produits disponibles en abondance tels que l’huile d’olive, les fleurs, les épices et les herbes à la fois dans la nourriture, les soins pour le corps et la médecine fait partie intégrante des traditions culturelles palestiniennes telles qu’elles sont toujours pratiquées aujourd’hui. L’huile d’olive provient de fermiers de Qalqilya, de Salfit et de Naplouse. C’est une huile d’olive de qualité, pressée a froid.

Les savons naturels Aseela à l’huile d’olive sont biologiques et fabriqués entièrement à la main, reflétant intégralement les façons de faire palestiniennes à la fois par leur aspect, leur texture et leur fonction.

La coopérative manque encore de débouchés afin de vendre assez de savons et dégager des bénéfices. Les femmes de la coopérative qui le peuvent ont donc un autre emploi. Un des objectifs de la coopérative est également d’acquérir les connaissances pour pouvoir extraire les huiles essentielles de plantes et les mélanger aux savons.

Les savons sont vendus sur le marche local, au Japon, aux USA et aujourd’hui dans notre boutique en France.

Méthode de fabrication

La veille de la fabrication des savons, l’huile est mélangée à la soude caustique et l’eau. La fabrication commence le matin avec une cuisson de 2/3 heures. L’excès de soude et d’eau est éliminé et les savons, encore mous, sont placés dans des moules durant 4 ou 5 heures pour sécher. Ils sont ensuite découpés le jour même (le lendemain ils seraient trop durs) et mis sur des grilles pour finir de sécher.
Une fois le séchage terminé, ils sont polis à la main.

Pour acheter les savons de Bethléem fabriqués par cette coopérative, il suffit de vous rendre dans notre boutique, à la rubrique Bien-être.

Des femmes courageuses

C’est lors d’une journée particulièrement froide (et s’en aller dans le nord n’arrange certes pas cet état de fait) que nous avons pu assisté à des moments chaleureux .

Palestiniennes, invitées à Avion, pour la Journée de la Femme

A l’occasion de la Journée de la Femme, nous fumes invités à participer à une rencontre autour de la Femme Palestinienne. Le bilan est à l’image de notre premier stand à l’Opéra de Paris: positif. Nous avons pu communiquer une nouvelle fois sur la Palestine et ses produits. D’autant qu’en présence de Palestiniennes, nous nous devions d’être à la hauteur. Celles ci ont pu apprécier notre Zaatar, l’huile d’olive de Palestine et découvrir nos broderies. Notre surprise fut de constater qu’une des femmes palestiniennes, réfugiée de 1948 dans un camp du Liban, a pu découvrir le travail traditionnel des brodeuses de Naplouse et de Jénine, qu’elle ne semblait pas connaitre. Elle en a alors profité pour inciter les femmes à acheter pour soutenir ces femmes qui survivent en Palestine!

Survivre vous semble un bien grand mot non?  Il vous aurait certainement paru justifié si vous étiez présents à cette journée. Écouter les témoignages de ces femmes nous a rappelé la triste réalité de la vie de réfugiés: la misère au quotidien, les incessantes attaques israéliennes, l’emprisonnement arbitraire, les sévices, les tortures, les opérations chirurgicales expérimentales sur des prisonnières…

Parce que beaucoup n’étaient pas là, voici un témoignage en images et en démonstration de l’état des Palestiniens réduits à glaner des terrains devenus en jachère (abandon) par la force des choses.

Une femme, qui pourrait être notre mère, ou plutôt notre grand mère, persévère à travailler, plutôt qu’à profiter du repos que son âge lui doit… « Nous n’avons rien d’autre » dit cette femme. Elle continue à travailler pour manger et nourrir ses bêtes… »Vous serez là demain? » demande cette femme, aux militants internationaux, car elle, sera là demain ainsi que les autres jours, malgré les humiliations gratuites des militaires israéliens…

Source: Al-Kanz, portail des consommateurs musulmans.

Des femmes comme elle, il y en a des milliers en Palestine, et des millions partout ailleurs. Réduites à vivre pour survivre, ou plus exactement à survivre pour vivre, coûte que coûte avec cette dignité propre aux opprimés.

Nous remercions l’association Al Fouad, à Avion, de nous avoir accueillis au coté du CBSP (Comité de Bienfaisance et de Secours aux Palestiniens) pour cette journée de la Femme palestinienne.

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