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Cultiver sans marché

C’est ce genre de vidéo, proposée par le PHCR de Gaza, qui nous pousse à poursuivre nos actions.  Cet agriculteur palestinien de Gaza explique comment il a perdu toutes chances de vendre le fruit de son travail au fil des années d’occupation. Cultiver sans pouvoir vendre si ce n’est sur le marché local ou pour les proches, c’est la seule opportunité qui s’offre à ces agriculteurs palestiniens.

Ma vie d’agriculteur à Gaza

Nous tenons à vous faire partager ce témoignage de Hate’em, 53 ans, 7 enfants, travaille depuis l’âge de 9 ans, agriculteur dans la Bande de Gaza. Gaza, on n’en parle plus, ou presque. A peine citée lorsqu’une incursion israélienne vient ôter la vie de jeunes palestiniens avant de repasser tranquillement de l’autre coté du mur, c’est évidement dans le silence le plus complet que des parcelles entières de champs cultivés sont régulièrement détruites et des vies d’agriculteurs brisées. Les gazaouis et ses agriculteurs ne s’arrêtent pas de souffrir lorsque l’on ne parle plus de Gaza. Bien au contraire. Lisons…

Agé de 53 ans, Hate’em est agriculteur à Beit Lahia située au nord de la Bande de Gaza. Outre ses parents, Hate’em vit avec son épouse, ses quatre garçons et ses trois filles. Le père de famille n’avait que neuf ans lorsqu’il a été contraint de quitter l’école pour travailler la terre et ce, afin de venir en aide à son père qui faisait à l’époque face à des ennuis économiques.

Durant la période qui s’étale de 1991 à 2000 (date du déclenchement de l’Intifada), le commerce de Hate’em était prospère avec l’exportation de divers produits, dont des tomates, des pommes de terre et des fleurs à destination d’Israël et d’Europe. Cependant, souligne-t-il, depuis ce jour (l’an 2000), les choses ont changé et devant la fermeture des frontières et l’impossibilité de les franchir, l’exportation de ses produits a dû s’interrompre.

A l’époque, le revenu de Hate’em reposait principalement sur l’exportation de fraises et de fleurs, mais face à la politique de fermeture et d’étranglement, l’exportation de ces produits a connu une forte baisse. […]

Et ce n’est pas tout. Hate’em raconte que durant les incursions fréquentes des forces israéliennes, les chars avaient détruit les récoltes des agriculteurs qui, même en retravaillant les terres, les chars revenaient pour les raser. C’est pourquoi, pour rétablir son terrain, Hate’em a dû faire appel à ses économies accumulées durant les années fortunées. Hate’em cultive ses plantes à quelques mètres du mur qu’Israël a construit pour renfermer Gaza. Il va sans dire que durant les moments tendus, Hate’em et les autres agriculteurs risquaient leur vie en travaillant la terre puisque les forces israéliennes n’hésitaient pas à ouvrir le feu sur eux.

[…]

Hate’em cite un exemple où les agriculteurs répondent aux commandes qu’émet des fois Israël pour lui livrer plusieurs tonnes de poivrons, tout en accordant le permis d’exportation y afférent. Ainsi, l’agriculteur met le tout dans les paquets et envoie sa cargaison aux frontières et là, il reçoit l’appel du chauffeur de camion qui l’informe que souvent, il attend pendant deux ou trois heures. Et après deux ou trois jours, les produits avariés doivent être mis au pilon ; un processus que les agriculteurs doivent payer.

Dans le passé, se rappelle Hate’em, l’entreprise qui assurait l’exportation des marchandises envoyait des camions réfrigérateurs qui permettait de préserver le contenu. Hate’em se rappelle également du temps où, grâce au point de passage de Beit Hanoun (Erez), ses produits arrivaient en Europe en l’espace d’une journée seulement. Aujourd’hui, en plus des deux ou trois jours que l’acheminement nécessite, Israël s’accorde une autre journée d’inspection à travers Karm Abu Salem (Kerem Shalom). Ce point de passage, bien qu’il manque de la capacité opérationnelle nécessaire pour répondre aux besoins fondamentaux de Gaza, est donc devenu le seul point commercial dans la Bande [2].

Et face à ces produits qui ne sont plus frais mais qui sont quand même envoyés en Europe, les agriculteurs en font toujours les frais et reçoivent les factures pour les coûts associés aux frais de transport vers l’Europe. En 2004, Hate’em a cessé de cultiver les fraises avec les fleurs. […]

Aujourd’hui, les agriculteurs se sont tournés vers le marché local où ils vendent leurs articles à perte. D’après Hate’em, ses pairs réunissent des fois 10 kg de différentes récoltes pour les vendre avec un prix équivalant à la moitié des coûts de la production. Il conclut : « Imaginez l’ampleur des pertes que nous subissons…la vie qui nous est imposée est une longue tragédie ».

[…]

Assis à ses côtés, Ahmed Mahmoud Tobail, un agriculteur avec Hate’em et qui suivait son récit nous souligne que leur galère s’est accrue au moment où les bénévoles des Nations Unies ont cessé d’apporter leur soutien aux agriculteurs travaillant la terre. Il ajoute : « Engager une main-d’œuvre suscite des coûts élevés et je ne peux me permettre. Seules les personnes ayant des enfants peuvent continuer de travailler parce que leurs enfants peuvent les aider, moi, je n’en ai pas ».

Ahmed conclut : « Gaza est au bord du gouffre et ne survivra sûrement pas aux problèmes de l’agriculture. Un jour, les agriculteurs devront prendre la décision d’arrêter de travailler leur terre ».

Pour lire le témoignage complet: ici

Crédit

Aïe, ça fait mal à la peau!

Et même très mal :(

C’est noël et beaucoup recevront leurs petits cadeaux. Pour ne pas changer, un coffret d’une marque de parfumerie, ça le fait toujours! Et quel cadeau!?  Un savonnier publie sur son blog un billet particulièrement sévère sur les produits de beauté contenu dans ces coffrets cadeaux. Un extrait:

Le premier coffret donc /Aqua di Gio composé comme suit :
– Le parfum (que j’ai porté pendant des années).
– Un déodorant spray.
– Un déodorant stick .
Deux « déo » plus du parfum par dessus, si avec ça je sens pas le propre !

Le deuxième / Gucci By Gucci :
– Le parfum.
– Un gel douche.
– Une crème pour homme.

Je ne sais pas exactement quelle est la composition des parfums, mais en ce qui concerne les articles vendus avec, c’est une catastrophe, bienvenue au royaume du plus sournois de la pétro-chimie le tout emballé de luxe et de glamour !

Je vous cite quelques ingrédients dangereux piochés un peu au hazard :
Sodium Laureth Sulfate(présent dans la plupart des gels douche et shampoings industriels) : Le Sodium Laureth Sulfate est absorbée par la peau. Une fois qu’il a été absorbé, l’un des principaux effets du SLS est de mimer l’activité de l’hormone œstrogène. Ceci a de nombreuses implications pour la santé et peuvent être responsables d’une variété de problèmes de santé du syndrome prémenstruel et symptômes de la ménopause à l’abandon la fertilité masculine et l’augmentation de cancers féminins, comme le cancer du sein, où les niveaux d’œstrogènes sont connus pour être impliqués.

Triclosan: Un agent antifongique et antibactérien qui peux agir comme perturbateur endocrinien et favoriser les allergies. On trouve du Triclosan dans nos rivières, les cours d’eau et les boues d’épuration. Il a un effet toxique sur les algues, le phytoplancton et d’autres formes de vies aquatiques. Son absorption par ces organismes signifie qu’il peut se diffuser dans la chaîne alimentaire.

PPG-1, PPG-9, PEG-120 : PolyEthylene Glycol et PolyPropylene Glycol, les PEG et PPG sont fabriqués à partir de substances cancérigènes qui peuvent aussi être utilisées pour produire des gaz de combat.

Tetrasodium EDTA : Agent chélateur. Mais l’EDTA et son ersatz (Editronic Acid) se fixent dans l’organisme et sont difficilement biodégradables.

Methylparaben et Propylparaben (PARABEN DANGER !)

Surprise aussi avec des savonnettes d’un parfumeur de Grasse, Fragonard, encore un coffret cadeau. Le premier ingrédient de leurs savons est de la graisse animal :
Sodium Tallowate ! Il n’y a aucun danger, cette graisse animal est là juste parce que c’est le corps gras le moins cher à saponifier. Résultat : quatre savonnettes de 0,50g pour 10 euro, beaucoup plus cher qu’un savon naturel aux huiles végétales précieuses acheté chez n’importe quel savonnier à froid et qui possède au moins de vrai vertus.

Aïe ça fait mal!

Et quand nous vous disions que du suif dans nos savons, nous n’en voulions pas, que dire du reste?

Quand le froid a du bon!

Nous avons reçu un agréable message de la part d’un client… très satisfait de son keffieh et qui a hâte d’avoir froid!

Je vous remercie de votre sérieux. Le produit est une MERVEILLE, d’une qualité très rare dans les boutiques en ligne. J’ai hâte d’avoir froid cet hiver. Je le porterai avec fierté et respect. Vivement que les autres arrivent car j’ai déjà choisi plusieurs keffiehs. Une bonne continuation et VIVE LA PALESTINE. [..] Amicalement.

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