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Nos prochains savons

Nous travaillons sur les nouveautés que vous découvrirez bientôt en boutique. En ce moment, c’est le savon de Naplouse à l’huile d’olive de Palestine. Il ressemblera à celui présenté à peu de chose près, le tampon de la savonnerie pourrait être différent. Le packaging est en cours de réalisation. Nous venons de recevoir les premières ébauches du packaging final. Difficile cependant d’imaginer le résultat final, ça sera une surprise pour vous comme pour nous. En effet, nous avons décidé de confier le travail à un studio graphique palestinien. L’emballage sera imprimé par une cartonnerie palestinienne.  Du 100% made in Palestine…

 

Votre savon: suif ou huile d’olive?

Savon de Naplouse à l'huile d'olive de Palestine

Nous souhaitons revenir sur des articles parus il y a quelques semaines au sujet des « savons de Marseille ».

Cet article de Terra-economica nous rappelle combien il est difficile aujourd’hui de connaitre l’origine du produit (le « made in China » semblerait menacer aussi l’industrie du traditionnel savon de Marseille) et la composition du produit.

Qui ne connait pas le savon de Marseille? C’est le savon, traditionnel, ancestral, hydratant, et surtout naturel, qui lave tout, du slip au sol, mieux que n’importe quels gel douche ou lessive chimique.
Parfait me direz-vous, mais en y regardant de plus près, ce n’est pas aussi parfait que cela… Peu savent que ce fameux savon est composé en grande partie de corps gras issus d’animaux. Comme le rappelle Al-Kanz, ce savon ne conviendrait pas à beaucoup: du cochon dans mon savon, non merci!

« C’est de l’hypocrisie marketing : en Europe, on a toujours utilisé du suif », répond Yvan Cavelier, dirigeant de la Savonnerie de l’Atlantique, près de Nantes. Celle-ci, l’une des dernières savonneries industrielles françaises, produit 6 000 tonnes de savon de Marseille par an, vendues sous marques de distributeurs, dans la majorité des enseignes, comme Auchan, Carrefour ou Leader Price. Les corps gras utilisés sont, à 17 %, de l’huile de coprah philippine et à 83 % du suif.

Tout est dit.

Autre extrait:

Le groupe Henkel – « Le Chat, savon de Marseille » – explique du bout des lèvres le fabriquer en Allemagne et refuse de communiquer les quantités d’huiles utilisées. Le groupe Vendôme, filiale de l’Américain Johnson & Johnson, – « Le Petit Marseillais » –, reste muet. Les spécialistes affirment qu’il n’est pas rare que les savons aient beaucoup voyagé avant d’atterrir sur les marchés de la Canebière elle-même.Les spécialistes affirment qu’il n’est pas rare que les savons aient beaucoup voyagé avant d’atterrir sur les marchés de la Canebière elle-même. Alors que les cubes certifiés « authentiques » pullulent, l’historien Patrick Boulanger est formel : il n’existe plus que deux savonneries à Marseille. L’une, le Sérail, fabrique ses produits de façon artisanale. L’autre, la Compagnie des savons de Marseille, est passée à un procédé industriel et 6 000 tonnes de savon sortent de ses chaînes chaque année, dont 60 % sont exportés. Une partie, avec un beau packaging, est vendue comme produit d’hygiène so frenchy vers les Etats-Unis ou Hong Kong ; l’autre est empilée en palettes et envoyée en Afrique noire où l’on s’en sert toujours pour laver le linge.

Alarmant?

Oublions le « Petit Marseillais » et autres « le Chat, savon de Marseille »; consommons responsable!

L’alternative existe. Le savon d’Alep, par exemple, en est une (faire attention à l’origine et à la composition toutefois). A l’image du savon de Marseille, le savon d’Alep jouit d’une excellente image et les contrefaçons fleurissent. Le savon d’Alep, originaire de Syrie, est composé d’huile d’olive et d’huile de laurier (qui lui donne sa couleur verte).

Autre alternative, le savon de Naplouse, qui est pour nous le seul savon, dont l’origine et la composition nous est parfaitement connue et dont les propriétés bienfaitrices dépassent de très loin les précédentes. Si un magazine tel qu’Ethiscore le classe en haut de liste, ce n’est pas pour rien!

Chez Soliv’r, nous pouvons à la fois certifier l’origine du produit et sa composition. Les chiffres parlent d’eux-mêmes: jusqu’à 75% d’huile d’olive de Palestine pour notre savon naturel de Naplouse contre 83% de suif pour le fameux savon de Marseille. Aucun autre savon dans le monde ne possède une proportion aussi élevée d’huile d’olive. Or, toutes les propriétés du savon résident dans le corps gras utilisé.

Lister les propriétés de l’huile d’olive sur le corps prendrait plus d’un billet: à la fois remède de médecine et produit de beauté, l’huile d’olive est ce qu’on appelle un produit miracle, à l’image de la datte.  L’article de Terra-economica parle de « résidu de production d’huile d’olive  » dans la recette traditionnelle du savon de Marseille. A Naplouse, terre des oliviers, ce n’est pas du résidu que l’on retrouve dans les savons mais de l’huile d’olive pure et véritable, qui en font un produit noble.

Petit rappel d’histoire: la recette du savon de Marseille fut importée en France, au port de Marseille, par les Croisés revenus de Jérusalem, ayant découvert que les Arabes palestiniens utilisaient du savon à l’huile d’olive pour se laver et nettoyer…

Aleesa et les savons de Bethléem

Savon de Bethléem,fabriqué par la coopérative Aleesa.

La coopérative Aseela, située près de Bethléem, est composée de 15 femmes venant de toute la région : des camps de réfugiés de Dheisheh, Aida, Azhar mais aussi de Beit Sahour, de la ville de Bethléem. Elle a été fondée en 2004 pour combattre le manque de ressources des familles vivant dans les camps de réfugiés, aider les femmes palestiniennes à améliorer leur situation et leur permettre d’acquérir des savoir-faire et connaissances.
Il s’agit également de promouvoir à travers le monde les produits traditionnels palestiniens et de construire un réseau solidaire qui diffuse l’information sur la situation en Palestine et défende les droits des palestiniens.

La coopérative Aseela a élaboré des produits de grande qualité. En Palestine, sur les rives est de la Méditerranée, on cultive des olives avec les mêmes méthodes traditionnelles depuis plus de quatre millénaires. L’utilisation de produits disponibles en abondance tels que l’huile d’olive, les fleurs, les épices et les herbes à la fois dans la nourriture, les soins pour le corps et la médecine fait partie intégrante des traditions culturelles palestiniennes telles qu’elles sont toujours pratiquées aujourd’hui. L’huile d’olive provient de fermiers de Qalqilya, de Salfit et de Naplouse. C’est une huile d’olive de qualité, pressée a froid.

Les savons naturels Aseela à l’huile d’olive sont biologiques et fabriqués entièrement à la main, reflétant intégralement les façons de faire palestiniennes à la fois par leur aspect, leur texture et leur fonction.

La coopérative manque encore de débouchés afin de vendre assez de savons et dégager des bénéfices. Les femmes de la coopérative qui le peuvent ont donc un autre emploi. Un des objectifs de la coopérative est également d’acquérir les connaissances pour pouvoir extraire les huiles essentielles de plantes et les mélanger aux savons.

Les savons sont vendus sur le marche local, au Japon, aux USA et aujourd’hui dans notre boutique en France.

Méthode de fabrication

La veille de la fabrication des savons, l’huile est mélangée à la soude caustique et l’eau. La fabrication commence le matin avec une cuisson de 2/3 heures. L’excès de soude et d’eau est éliminé et les savons, encore mous, sont placés dans des moules durant 4 ou 5 heures pour sécher. Ils sont ensuite découpés le jour même (le lendemain ils seraient trop durs) et mis sur des grilles pour finir de sécher.
Une fois le séchage terminé, ils sont polis à la main.

Pour acheter les savons de Bethléem fabriqués par cette coopérative, il suffit de vous rendre dans notre boutique, à la rubrique Bien-être.

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