L’art comme mémoire - Solivr

L’art comme mémoire

L’histoire d’Abu Imam, artiste palestinien réfugié

Assiette décorative en relief avec chameau devant le panorama de Jérusalem et le Dôme du Rocher, marquée JERUSALEM.

15 mai : commémorer la Nakba, honorer la mémoire palestinienne

Chaque année, le 15 mai marque la Journée de commémoration de la Nakba — la « catastrophe » de 1948, qui vit des centaines de milliers de Palestiniens chassés de leurs terres, leurs villages effacés des cartes, leur histoire niée. En 2026, cette date résonne plus fort que jamais, alors que des communautés du monde entier se rassemblent pour honorer la mémoire, la culture et la dignité du peuple palestinien.

Chez SOLIVR, nous croyons que soutenir la Palestine ne se limite pas à l’aide humanitaire. C’est aussi préserver ses artistes, ses artisans, ses histoires. Celle d’Abu Imam en est l’illustration la plus juste.

Tableau texturé d'Al Quds (Jérusalem) montrant le Dôme du Rocher doré et la vieille ville sous un ciel nocturne étoilé.

D’Iraq al-Manshiya à Bethléem : l’histoire d’un artiste né de la Nakba

Dans un petit village de la Palestine de 1948, Iraq al-Manshiya — appelé aujourd’hui Gatt —, commence l’histoire d’une famille déracinée. De cette terre effacée des cartes par le vent de la Nakba naîtra, bien plus tard, un artiste dont chaque trait porte la mémoire d’un exil : Afif, dit Abu Imam, né en 1970.

Son histoire commence avec celle de sa mère — une brodeuse palestinienne, seul soutien du foyer, dont les mains fatiguées mais dignes racontaient dans chaque fil coloré la Palestine d’avant : la pierre blanche des villages, les collines d’oliviers, la lumière dorée de Jérusalem.

C’est de sa mère qu’il apprit que la beauté pouvait naître même dans la pauvreté, que la création était une forme de résistance silencieuse.
Clé décorative sculptée avec détails architecturaux, dôme doré et manche rustique sur fond blanc.

Un pinceau acheté avec dix sous de poche

Enfant réfugié sans ressources, Abu Imam découvrit très tôt le dessin comme un abri contre le manque. À l’école, un professeur remarqua son talent et l’encouragea. Alors, avec ses quelques sous de poche, il économisait pour acheter un pinceau, un peu de couleur, un morceau de tissu.

Ce geste, humble et obstiné, marquait déjà le début d’une vocation. À travers les pigments, il peignait la mémoire — des villages disparus, des portes fermées, des visages oubliés. Son art évolua au fil des années : des paysages de son enfance à la peinture de la Nakba, des maisons démolies à la dignité des réfugiés.

La Palestine n’est pas seulement les olives, les dattes ou les pierres anciennes : c’est aussi ses artistes, ses mères, et ceux qui transforment la douleur en lumière.
Sculpture murale de Jérusalem, Dôme du Rocher doré, maisons de la vieille ville et inscription JERUSALEM.

Aujourd’hui : un atelier ouvert sur l’infini, dans une zone classée C

Aujourd’hui, Abu Imam vit dans un petit village près de Bethléem, entouré de murs, de barbelés et de routes interdites. Une zone classée « C », menacée chaque jour d’annexion, où le ciel semble parfois plus étroit que la terre. Pourtant, dans cet espace restreint, son atelier reste ouvert sur l’infini.

Si vous lui demandez pourquoi la plupart de ses œuvres illustrent les symboles de Jérusalem, il répond :

Elle est dans mes rêves tout le temps, car j’y vais très rarement en raison des restrictions de circulation imposées aux Palestiniens

Ses pinceaux, posés près de la fenêtre, sont devenus ses passeports — les seuls qui lui permettent encore de voyager librement, de franchir les frontières invisibles du rêve.

Pourquoi SOLIVR soutient les artistes comme Abu Imam

Chez SOLIVR, notre mission est claire : transformer l’acte d’achat en acte de solidarité. Nous distribuons en Europe des produits palestiniens authentiques — huile d’olive, dattes Medjoul, keffiehs Hirbawi, céramique d’Hébron, objets en bois d’olivier — en lien direct avec les artisans et producteurs palestiniens.

Soutenir Abu Imam et des artistes comme lui, c’est prolonger ce même geste. C’est dire que la Palestine existe, qu’elle crée, qu’elle résiste, qu’elle transmet.

On ne peut pas effacer une patrie tant qu’il reste quelqu’un pour la peindre

Et dans la lumière tremblante de son village encerclé, ses couleurs continuent de témoigner — des couleurs qui parlent d’amour, de perte et de foi. Les couleurs d’une Palestine éternelle.

Assiette décorative Jérusalem avec Dôme du Rocher, Mur des Lamentations, Saint-Sépulcre et Gethsémani en relief.

Agir concrètement : soutenir la Palestine au quotidien

Acheter un produit SOLIVR, c’est soutenir directement un artisan ou un agriculteur palestinien
Partager l’histoire d’Abu Imam, c’est refuser l’effacement de la mémoire
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